Les contenus inclusifs

 

Appartenance, équité, diversité et inclusion (AEDI)

Une grande partie de notre mission consiste à démocratiser l’apprentissage. Nous sommes fiers de compter partout dans le monde des participants qui représentent de nombreuses identités, cultures et histoires de vie. Il est essentiel que notre contenu respecte et reconnaisse toutes ces différences et soit exempt de préjugés. Cette posture est particulièrement importante lorsqu’il s’agit de groupes sous-représentés.

Il est aussi facile de créer des contenus impartiaux que d’aborder des sujets commerciaux et techniques simples : il suffit de fournir un peu plus de contexte. Les participants peuvent se montrer davantage réceptifs et développer un sentiment d’appartenance plus fort lorsque les formateurs prennent l’initiative de représenter tous nos utilisateurs.

La création d’un contenu inclusif n’est pas difficile si vous avez une conscience sur la diversité et la volonté d’utiliser le langage inclusif. Celui-ci ne se limite pas à adopter une attitude « politiquement correcte ». Il s’agit de respecter toutes les personnes de manière équitable et de reconnaître les différentes expériences, cultures et identités. Voici quelques éléments qu’il faut garder à l’esprit :

 

Le pays d’origine

Si vous supposez que des personnes de différentes nationalités possèdent toutes les mêmes connaissances de base, certaines d’entre elles risquent de se sentir mises de côté. Par exemple, il n’est pas juste vis-à-vis des utilisateurs étrangers de baser vos sujets sur une connaissance implicite des codes postaux et des noms de départements de votre pays, entre autres. Il est acceptable d’aborder ces notions en contexte, mais vous devez en donner la définition et ne jamais supposer que tous les participants les connaissent déjà.

  • Ainsi, si vous évoquez des données sur des départements français, ne vous y référez pas simplement par leurs numéros. Écrivez plutôt leurs noms en toutes lettres, accompagnés de leurs numéros entre parenthèses : Gironde (33). Une fois que vous avez associé les noms et les numéros, vous pouvez utiliser simplement ces derniers par la suite.

 

Langue parlée

Comme nous l’avons dit, vous pouvez supposer que deux tiers de vos participants parleront le français en tant que langue secondaire. Évitez de désigner les autres langues comme des « langues étrangères », car, pour certains de vos participants, c’est le français qui leur est étranger. De la même manière, si vous habitez en France, au lieu de dire « les participants étrangers » ou « internationaux », privilégiez des formules telles que « les participants résidant en dehors de la France ».

 

Utilisation de noms propres

Évitez d’utiliser des noms propres pour ne pas orienter le contenu vers une culture ou un genre particuliers. Créez un cours qui ne soit pas susceptible de tomber dans les pièges listés ici, qui pourraient compromettre l’approche AEDI. Employez la deuxième personne (« vous ») chaque fois que cela est possible. Sinon, privilégiez des tournures neutres au lieu d’utiliser des pronoms personnels ou mettez en avant le genre féminin sous-représenté.

  • Par exemple, à la place de « La feuille de calcul de George possède 100 lignes », essayez plutôt « Votre feuille de calcul possède 100 lignes. Voici comment vous pourriez… » ou « Une spécialiste des données travaille sur une feuille de calcul contenant 100 lignes. Voici comment elle pourrait… »

 

Appartenance

L’appartenance constitue l’un de nos principes d’apprentissage majeurs. Ainsi, le contenu de votre cours ne doit pas présenter des suppositions à l’égard de vos participants, car celles-ci risquent d’invisibiliser certains d’entre eux. Votre public cible peut se composer de personnes de tout âge, race, classe, orientation sexuelle, genre, identité, religion, nationalité, ethnie, culture, langue maternelle et situation de handicap. Les exemples ci-dessous montrent à quels types de problématiques il faut accorder une attention particulière.

 

Genre

Évitez tout contenu qui laisserait à penser qu’il existe uniquement les genres masculin et féminin. Par exemple, ne dites pas « le sexe opposé », puisque de nombreuses personnes se considèrent comme non binaires ou relevant d’un troisième genre. Néanmoins, si vous avez besoin de comparer des choses opposées, utilisez des notions entièrement indépendantes des marqueurs d’identité, telles que « collaborateurs à distance et sur site ». Nous vous conseillons également de privilégier les noms de postes neutres, comme « agent d’entretien » au lieu de « femme de ménage », et de féminiser le nom des métiers si cela est applicable (par exemple, si Marie dirige un ministère, dites « Madame la ministre » et non « Madame le ministre »).

 

Race

Il ne faut jamais considérer implicitement qu’il existe une race par défaut. Souvenez-vous toujours qu’il y a une pluralité de races et d’ethnies. Par exemple, le terme « Afro-américains » se réfère uniquement aux populations noires américaines descendantes de peuples africains. Il ne s’agit pas d’un nom générique, puisqu’il existe de vastes populations noires descendantes de peuples caribéens, européens ou indigènes, entre autres. Il est acceptable d’utiliser le terme « personnes racisées » lorsque vous évoquez des races multiples. Cependant, si vous parlez d’un groupe en particulier, soyez spécifique.

 

Capacité

Il est extrêmement important de comprendre les communautés auxquelles vous faites référence, car leurs préférences peuvent varier. Par exemple, choisissez des expressions qui mettent en avant les individus évoqués, telles que « personne atteinte de troubles de la vision » au lieu de « aveugle ». De cette manière, vous ne définissez pas les individus par leur handicap. Cependant, les communautés malentendantes et autistes préfèrent des expressions qui mettent en avant leur handicap, comme « personne sourde ».

Nous avons inclus dans cet article un lien vers le Guide de style sur le langage du handicap, dans les ressources sur l’accessibilité et l’inclusion.Si vous avez encore des questions, rapprochez-vous d’un membre de la communauté. Par ailleurs, gardez à l’esprit que tous les handicaps ne sont pas visibles, par exemple les troubles de l’apprentissage ou les maladies mentales. Ainsi, nous vous recommandons d’opter pour des phrases du type « le modèle produit des résultats inattendus » au lieu de « le modèle produit des résultats déments » ou encore « c’est incroyable » au lieu de « c’est de la folie ».

 

Religion

Souvenez-vous que vos participants peuvent avoir des croyances diverses ou être laïques. À moins que ce soit essentiel pour le sujet du cours, la bonne pratique consiste à employer un langage qui ne soit affilié à aucune religion en particulier ni à aucune croyance/pratique spirituelle. De même, les groupes pratiquant la même religion doivent être cités en tant que communautés, par exemple « les membres de la communauté juive » ou « les membres de la communauté musulmane » au lieu de dire « les juifs » ou « les musulmans ».

 

Orientation sexuelle

Enfin, il ne faut jamais partir du principe que tous les participants sont hétérosexuels. Dites « couple » ou « les partenaires » au lieu de « mari et femme » ou « copain et copine ». Privilégiez les termes employés couramment par la communauté LGBTQ : gay ou lesbienne au lieu de termes péjoratifs ou plus anciens, comme « homosexuel ».


Cet article propose d’autres exemples, guides et glossaires sur l’écriture inclusive dans les ressources sur l’accessibilité et l’inclusion.

 

Liens vers d’autres articles sur l’accessibilité et l’inclusion

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